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  • Le blog de mathieu
  • : le blog d'un boug converti au trail par l'île intense...

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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /Nov /2008 10:31
Même si je savais que j'étais pas bien préparé pour cette édition, j'ai tenu à m'aligner au départ "pour voir", et j'ai vu... Retour en images !

Le mercredi précédent la course, retrait des dossards à la Redoute, l'occasion de voir les potes et quelques VIP...



Deux heures de queue pour apprendre que j'ai poireauté pour rien : le pote dont je devais récupérer le dossard avait envoyé un certificat médical périmé (j'avais eu pour ma part mon dossard par un collègue de l'organisation) donc coup de fil en cata, il le faxera et sera au départ du semi malgré tout... Les nerfs sur le moment mais pô grave, on reste philosophe même si mes jambes et mon dos ont moyennement apprécié. Les "stars" aussi font la queue, pas de passe-droit !

 
Le Jaja national, classe avant, pendant et après le grand raid... Seul équipier de son équipe à terminer (en 47h et des brouettes), il a résisté aux piques des comiques du peloton, chapeau bas (dans la montée de dos d'âne, de nuit, propos entendus par un collègue : "et jaja, tu mets quel braquet ?", ou encore "il est où ton maillot à pois ah ah ah"). Lors de la remise des prix il a affirmé que c'était le truc le + difficile qu'il a fait dans sa vie, quand on sait ce qu'il a fait (tours de france, iron man, etc), de suite ça parle non ?
En tout cas je ne le connaissais pas et franchement, de ce que j'ai vu et entendu, c'est un grand monsieur.


Karine Herry et son team Lafuma : on avait causé l'an dernier et je l'avais trouvé très sympa, très abordable, cette année j'ai pas osé vu "l'affaire" dont elle a été l'actrice principale... Pour ceux qui savent pas, alors qu'elle remontait sur Marcelle Puy (en tête depuis le départ chez les filles) dans Mafate, elle s'est perdue (mal renseignée selon elle) dans le montée de la roche ancrée, d'où la mini-polémique qui s'en est suivie à propos des signaleurs et d'une soi-disant assistance sauvage dont aurait bénéficié Marcelle... J'ai pas les éléments pour juger, je sais juste que le dimanche à la Redoute, elle n'a pas fait parler d'elle, et qu'à ma connaissance elle a su rester digne et classe, à la mesure de son immense talent. Une grande dame elle aussi, et une grande championne...


Quelques minutes avant de rentrer dans le parc à bestiaux de cap méchant, j'ai loupé le bus à st louis, ou plutôt l'inverse, c'est eux qui m'ont loupé : depuis le rond-point du gol où j'attendais seuls avec mes sacs, y sont passés à sept bus sans s'arrêter, d'où une virée en voiture en urgence, merci sofi !

Le temps est doux, je me sens bien, même si au moment de franchir la grille je regrette quand même le peu d'entraînement derrière et ressens comme une pointe de regrets... Inquiet non, curieux oui, mais un poil lucide malgré tout.

 

Vérif du sac, c'est bon, yapuka trouver des potes pour tuer le temps jusqu'au départ. Je taillerai le bout de gras avec Eric, béarnais pour les intimes, collègue de club et 1er GRR, Ketty, la secrétaire du club et photographe officielle (ses photos ici : http://picasaweb.google.fr/clubdeniv/GR2008?authkey=6NYa5AyLqRg#), Philippe, 4 semi derrière lui et 1ère diagonale aussi, Pascal, mon pote phaco, coéquipier pour l'occaz avec qui je partage le plaisir d'en fumer une petite dernière 1h avant le gong, pis les autres croisés ici et là, dont un qui m'a dit me connaître via le blog et dont j'ai oublié le prénom et le n° de dossard (si tu passes par là fait coucou). Suis tombé aussi sur le coach en train d'enregistrer avec sébastien Follin pour canalsat, un vrai pro le Rico après avoir passé 3 jours à se faire briefer par le réa, comme ici à la Redoute où on lui intime d'être plus.... dynamique, percutant !

 
Bref ça change de l'an dernier où je ne connaissais personne, l'attente n'est pas la même....

5, 4, 3, 2, 1, 0.... les fous sont lâchés, en moins d'une minute on est sur la route, bravo aux organisateurs qui ont modifié le départ par rapport à 2007. Petite foulée, allure footing cool, suis avec Philippe et au bout de 200 m on trébuche sur une chaussure (!!!)... Un pote raconte avoir vu de son côté une concurrente remonter le flot de coureurs en criant et pleurant, un pied à l'air, comment imaginer pire scénario de départ quand on sait que 5000 jambes s'activent sur quelques hectomètres ?

Les st philippois mettent le feu le long de la route, les encouragements fusent, l'émotion des premiers kilomètres est palpable, et rapidement on se retrouve sur la route forestière qui monte pendant 13 kms au pied du sentier du volcan. Marche alternée avec footing me permettent de rallier le kiosque en 2h02 (contre 2h20 l'an dernier), je remplis ma poche à eau rapido, attrape quelques bananes au ravito et attaque l'ascension. L'allure est parfaite, pas rapide mais régulière, rien à voir avec les bouchons de 2007, je commence à me dire que tous les voyants sont au vert, je me vois déjà à la Redoute avec mes puces, quand d'un coup mon estomac m'envoit un message : "ça bouge là-dedans"... Je bois sans cesse, la bouche est sèche en permanence, je comprends pas bien ce qui m'arrive et me retrouve au bout d'une heure de montée les mains sur les genoux, garé sur le côté, et je me vide intégralement, tournant le dos au convoi qui grimpe et dont certains participants me glissent un petit mot sympa ou me demandent si ça va.... Passée la crise, je cherche un coin pour m'asseoir car j'ai des sueurs froides et la tête tourne un peu; une branche me tend les bras mais cède sous mon poids et je dégage dans le fossé, ce qui fout la trouille à quelques uns que je m'empresse de rassurer.
Je me remets doucement, rebois pour réhydrater le corps, mais rebelotte, rejet immédiat et crampes à l'adducteur droit dans la foulée + spasmes... C'est la cata, tout part en vrille, il me faudra pas longtemps pour prendre la décision qui s'impose : on stoppe les frais et on redescend, ça sert à rien de forcer, ça peut même être dangereux, pis vu le niveau de prépa, autant ne pas insister...

La redescente s'avère pénible à plusieurs points de vue : pratique d'abord car pour qui connaît, vu que c'est un single trace et que j'ai + de 1000 coureurs derrière moi, ben je veux pas gêner donc c'est chaud de chez chaud, d'autant que cette satanée crampe ne me lâche pas. De plus, croiser le regard (ou la loupiotte) de tous ceux qui montent et qui me voient redescendre n'est pas évident non plus... Là aussi des petits mots sympa (merci sarou !) et quelques vannes de comiques troupiers (sûrement les mêmes auteurs que pour jaja) agrémentent mon périple. Je finis par tomber sur les serre-files qui m'annoncent que les bénévoles du kiosque ont dû plier bagage, mais qu'ils vont prévenir le chef de poste, donc je n'ai qu'à descendre pour pas perdre de temps afin d'essayer de les choper avant qu'ils ne filent... Finalement en bas c'est un no man's land de bouteilles vides et autres dégueulasseries, plus un chat, je me trouve un coin de pelouse et m'enroule dans ma couverture de survie pour attendre le petit jour. Aux aurores des bénévoles passent par là et me récupèrent dans leur camion avant de me déposer au bord de la nationale...
 
Pas abattu pour autant (quand on n'a pas mis en oeuvre les choses pour atteindre un objectif on ne peut pas être déçu si le-dit objectif n'est pas atteint), je suis néanmoins déçu pour ma môman qui était alors en vacances chez nous et que j'aurais bien aimé voir à l'arrivée. Du coup je l'embarque en moto l'après-midi même direction dos d'âne afin de voir des potes à la sortie de mafate et de lui faire sentir cette ambiance unique... Pas de bol niveau météo, on annule la ballade prévue sur roche vert bouteille mais on encourage quand même les ceusses qu'ont voit passer, dont Eric l'oloronais qui est en bon état et me parle de son intention d'en finir avant la 3ème nuit (ce qu'il fera bravo à lui).
Ambiance écossaise, un vrai temps de métro...


Le dimanche, histoire de revivre avec nostalgie les moments vécus en 2007, j'embarque marmailles et compagnie passer la journée à la Redoute. On y croise d'emblée le team supporter 2007, Martine and co, Xavier et Cathy, Alexia et Steve qui se tâtent pour 2009, puis quelques rescapés plus ou moins frais...

Une anonyme, presqu'insolente de fraîcheur, on dirait qu'elle revient de son footing dominical, sauf qu'elle à plus de soixante heures dans les pattes, impressionnant !


Une arrivée groupée, séquence joie et émotion... suivie de l'arrivée des derniers raiders classés, vers 16h. Cinquième tentative pour lui et première arrivée, de quoi être fier, d'ailleurs il l'était !

Une super journée, plein de jeux gratis pour les marmailles (mur d'escalade, tyrolienne, maquillage...), des discussions très sympas (Stéphane, Jean-Hugues, Panto, Dams, et les autres), conclue par les remises des prix, un feu d'artifice, et rdv l'année prochaine !

 
Bravo à tous les lauréats ci-dessus, à tous les participants (finishers ou pas), et mention spéciale à :

- Jean-Hugues : 11ème GRR bouclé à la suite et record perso (9ème en 25h),
- Philippe : coup de maître pour une première,
- Eric : bien géré, bon coup aussi pour une première,
- Bernard : une fin de course de folie, un temps canon, l'en finit pas de rajeunir, encourageant pour les zot !
- Sarou : mental de folie, départ blessé, chaussure découpée bricolage maison, chapeau bas,
- Thierry : après l'exploit de 2007, zoli le podium sur le semi, mes hommages,
- Rico le coach pour avoir bien préparé ses ouailles et sa "positive attitude" !

Objectif 2009 pour ma pomme : moins de 48 heures...
Par mathieu
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